Q. Quels sont les symptômes de la hernie de l'aine ?
R. Le plus souvent la hernie est peu douloureuse, elle se traduit par une gène au niveau du pli de l'aine qui s'accentue avec la marche, la fatigue et en fin de journée. La hernie constituée forme une sorte de boule au pli de l'aine surtout visible en fin de journée. Les grosses hernies déjà anciennes peuvent descendre dans les bourses. Quelquefois la hernie peut être responsable de douleurs. Chez le sportif il peut être difficile de distinguer la hernie de la pubalgie.
Q. Quelle est la meilleure méthode ?
R. Il n’y a pas de réponse absolue, mais certains avantages sont bien établis.
- Les procédés prothétiques, sans tension, donnent moins de douleurs post-opératoires et moins de récidives Ils sont à préférer chez l’adulte, dès que la paroi présente une faiblesse.
- Pas de prothèse chez l’enfant ou l’adulte jeune qui a une bonne paroi.
- L’incision directe inguinale est la plus aisée, donc avec un faible risque de complications et elle est très adaptée à l’anesthésie locale ou loco-régionale ; elle permet d’éviter les inconvénients de l’anesthésie générale.
- Le positionnement de la prothèse en profondeur est préférable au positionnement en superficie
Q. Comment se déroule l'intervention ?
R. Dans notre pratique l'hospitalisation a lieu l'après-midi, l'intervention le lendemain matin et la sortie le matin suivant l'intervention. Pour ceux qui le souhaitent, elle peut se faire en ambulatoire.
L'intervention n'est pas très douloureuse : des antalgiques par voie buccale sont suffisants. La marche est le meilleur moyen d'assouplir les tissus et de récupérer rapidement des fonctions normales. La reprise immédiate des activités courantes est très recommandée. Pour les sports violents et les travaux de force, il est conseillé d'attendre une quinzaine de jours. La durée d'arrêt de travail dépend beaucoup de la profession exercée.
Q. Quels risques comporte l'opération ?
R. Le risque de complications de la chirurgie par voie inguinale sous anesthésie loco-régionale est faible. Les complications les plus courantes sont les ecchymoses et les hématomes. Le gonflement du testicule peut se voir, notamment en cas de hernie volumineuse. Le risque d'atrophie testiculaire existe, surtout en cas de réintervention pour récidive ; il est inférieur à 1%.
Le risque de récidive à long terme existe toujours, mais il est aussi faible, de l'ordre de 1% avec les procédés prothétiques.
Le risque de douleurs au niveau de la cicatrice est également possible, comme au niveau de toute cicatrice.